25/02/2013

La Perception des plantes

 

Un article sur la perception des plantes est disponible sous ce lien: www.zetetique.fr/divers/Perception%20Primaire.pdf

 

Pour mesurer la vitesse d’absorption de l’eau après l’arrosage d’une plante de son bureau, un dracéna (dracaena assangeana), Steve Backster plaça sur une feuille de celui-ci les capteurs d’un polygraphe. Cet appareil était à l’époque couramment utilisé par la police

 

Pour mesurer la variation de résistance de la peau, le rythme cardiaque, la respiration, etc., d’un suspect lors d’un interrogatoire. Ces paramètres, que l’on supposait corrélés à l’anxiété du sujet, devaient permettre une évaluation de la véracité de ses propos.

 

Avec la fonction psychogalvanique du polygraphe (mesure de la résistance de la peau), Backster pensait pouvoir mesurer une diminution de la résistance de la feuille correspondant à l’augmentation de sa teneur en eau suite à l’arrosage. Mais la  résistance de la feuille ne diminua pas : elle augmenta.

 

Cependant, en regardant la courbe obtenue, il lui trouva une certaine ressemblance avec les diagrammes qu’il avait l’habitude de voir lorsque le sujet est humain. Intrigué, il décida de faire subir à la plante une « agression » en portant atteinte à son « bien-être » afin d’enregistrer sa réaction, comme lors d’un véritable interrogatoire. Il plongea donc une des feuilles du dracéna dans une tasse de café brûlant. Mais l’aiguille du polygraphe ne bougea pas. Backster imagina alors une attaque plus violente et décida de brûler la feuille supportant les électrodes.

 

Selon lui, c’est au moment précis de cette décision, lorsque cette pensée lui a traversé l’esprit, soit 13 minutes 55 secondes après le début de l’expérience que le stylet de la table traçante relié aux capteurs du polygraphe s’affola. N’ayant ni bougé, ni parlé, ni eu de contact physique avec la plante ou les instruments, il conclut de la simultanéité de sa pensée et du mouvement du stylet que seule cette image mentale pouvait avoir stimulé la feuille et que celle-ci venait donc de percevoir l’intention mettant sa survie en péril. À cet instant, Backster n’envisageait donc plus que l’eau ajoutée quelques minutes auparavant au pied de la plante ait tout simplement fini par atteindre la feuille… ni même qu’un autre phénomène naturel ait pu perturber le stylet. Il était alors convaincu d’avoir fait la première observation mettant en évidence une capacité de perception chez les plantes, sans aucun support physique ou chimique.

 

Steve Backster multiplia les tests avec d’autres végétaux en d’essayant de mieux comprendre la nature de leur perception. Il inféra en particulier que les plantes étaient très sensibles à leur environnement et pouvaient réagir à la mort d’autres cellules vivantes, comme des bactéries. Se servant de ce stimulus, pour une expérience scientifique, il émit les hypothèses suivantes : « […] il existe une perception primaire chez les plantes encore inconnue, […] la mort d’un animal peut être utilisée comme stimulus pour mettre cette perception en évidence et […] cette faculté des plantes est indépendante de toute intervention humaine ».

 

Il établit ensuite un protocole expérimental plus sophistiqué pour tester la validité de ces hypothèses. Celui-ci consistait à plonger des crevettes Artemia dans de l’eau bouillante, de manière automatisée et à intervalles aléatoires, en enregistrant la réaction de trois philodendron cordatum, instrumentés indépendamment et placés dans trois salles de son laboratoire.

 

La durée de chaque expérience était découpée en six intervalles de 25 secondes. Au début de l’un d’entre eux, choisi par un générateur aléatoire, les crevettes étaient plongées dans l’eau bouillante. L’expérience était entièrement automatisée, c’est-à-dire que ni Cleve Backster, ni aucun de ses collaborateurs ne savaient à quel moment les crevettes étaient ébouillantées. Ils n’étaient d’ailleurs pas présents dans le laboratoire au moment de l’expérience. En effet, Backster s’était aperçu que la plus brève relation avec les plantes, quelques heures avant l’l’expérience, pouvait suffire à établir un lien entre elles et l’expérimentateur, si bien qu’elles pouvaient ne plus réagir à la mort des crevettes mais aux émotions du chercheur même très éloigné du lieu de l’expérience.

 

Backster prit donc la précaution de faire acheter les plantes par une tierce personne et de les faire installer au dernier moment dans le laboratoire. Il estimait que ne connaissant pas les lieux, elles réagiraient d’autant mieux au stimulus imposé.

 

Sept expériences furent réalisées lors de deux sessions, avec trois plantes. Au total, 21 diagrammes ont donc été enregistrés. Mais huit d’entre eux furent éliminés pour différents critères, établis selon Backster avant le test : problème mécanique lors du recentrage du stylet du polygraphe, hyperactivité de la plante sur les deux tiers du diagramme ou absence de réaction sur toute la durée de l’expérience.

 

Le traitement des résultats fut réalisé en aveugle : en examinant les diagrammes correspondant à chaque expérience, Backster et ses deux collaborateurs pointèrent le ou les intervalles dans lesquels ils observaient une réaction de la plante (variation significative de la résistance de la feuille) sans savoir à quel moment les crevettes avaient été plongées dans l’eau bouillante.

 

Les diagrammes étaient ensuite comparés à l’enregistrement du générateur aléatoire afin de vérifier une éventuelle simultanéité entre la mort des crevettes et la réaction des plantes. Leurs résultats sont présentés dans le tableau ci-dessous. Le signe + indique une réaction de la plante, le signe – l’absence de réaction. L’intervalle de temps contenant l’ « ébouillantage » des crevettes est figuré en rouge.

 

Finalement, sur les 13 essais considérés, 11 font apparaître une coïncidence entre la mort des crevettes et une variation de résistance de la feuille d’une au moins des trois plantes. Pour Cleve Backster, ces résultats constituaient donc la preuve expérimentale de l’existence d’une perception primaire chez les plantes.

 

Il publia le compte-rendu et la conclusion de son expérience dans l’International Journal of Parapsychology, en 1968 sous le titre : « Evidence of a primary perception in plant life ».

 

 

 

 

21:02 Écrit par Daniel Van assche | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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