25/02/2013

Les plantes communiqueraient par des clics sonores

Publiant leurs travaux dans la revue Trends in Plant Science, des chercheurs britanniques et australiens suggèrent, à partir de données expérimentales, que les plantes pourraient communiquer entre elles non seulement chimiquement, mais aussi à l’aide de cliquetis inaudibles pour l’oreille humaine.

Si les scientifiques de l’Université d’Exeter avaient déjà montré, récemment, que des choux 's’avertissent' entre eux de la présence de chenilles en émettant un gaz perceptible par les plants voisins, ceux de l’Université de Bristol pensent avoir mis en évidence un autre système de communication entre les plantes. Sonore, celui-là.

Utilisant de puissants amplificateurs, ils ont en effet ‘écouté’ des pousses de maïs... et entendu des cliquetis, inaudibles tels quels à l’oreille humaine, provenant de leurs racines. Émettant ensuite artificiellement un bruit continu à une fréquence similaire à ces clics, les chercheurs ont constaté que les plantes poussaient en direction de cette source sonore. Monica Gagliano, de l'Université d'Australie occidentale et auteur principal de l’étude a ainsi décidé de réaliser une autre expérience. Elle a placé des plants de fenouil commun – connu pour émettre des substances chimiques qui entravent la croissance des plantes concurrentes – à proximité de semences de piment. Une opération qui lui a permis d'observer chez celles-ci l’effet inhibiteur escompté.

Néanmoins, après avoir neutralisé l’arme chimique du fenouil, cette spécialiste a constaté que le piment se mettait à pousser plus vite que la normale, comme si, ‘averti’ de la présence de son dangereux voisin, il mettait les bouchées doubles pour se développer au maximum avant que le fenouil ne ‘réattaque’. Averti comment ? Par la détection d'un bruit ou de vibrations, pensent les chercheurs.

Selon Monica Gagliano, il est logique que les plantes produisent des vibrations sonores et y répondent, car elles peuvent leur donner des informations sur l'environnement autour d'elles, les ondes sonores pouvant se déplacer facilement à travers le sol. "[Ceci] ouvre un nouveau débat sur la perception et l'action des gens envers les plantes", conclut-elle ainsi.

http://www.maxisciences.com/plante/les-plantes-communique...

 

21:12 Écrit par Daniel Van assche | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La Perception des plantes

 

Un article sur la perception des plantes est disponible sous ce lien: www.zetetique.fr/divers/Perception%20Primaire.pdf

 

Pour mesurer la vitesse d’absorption de l’eau après l’arrosage d’une plante de son bureau, un dracéna (dracaena assangeana), Steve Backster plaça sur une feuille de celui-ci les capteurs d’un polygraphe. Cet appareil était à l’époque couramment utilisé par la police

 

Pour mesurer la variation de résistance de la peau, le rythme cardiaque, la respiration, etc., d’un suspect lors d’un interrogatoire. Ces paramètres, que l’on supposait corrélés à l’anxiété du sujet, devaient permettre une évaluation de la véracité de ses propos.

 

Avec la fonction psychogalvanique du polygraphe (mesure de la résistance de la peau), Backster pensait pouvoir mesurer une diminution de la résistance de la feuille correspondant à l’augmentation de sa teneur en eau suite à l’arrosage. Mais la  résistance de la feuille ne diminua pas : elle augmenta.

 

Cependant, en regardant la courbe obtenue, il lui trouva une certaine ressemblance avec les diagrammes qu’il avait l’habitude de voir lorsque le sujet est humain. Intrigué, il décida de faire subir à la plante une « agression » en portant atteinte à son « bien-être » afin d’enregistrer sa réaction, comme lors d’un véritable interrogatoire. Il plongea donc une des feuilles du dracéna dans une tasse de café brûlant. Mais l’aiguille du polygraphe ne bougea pas. Backster imagina alors une attaque plus violente et décida de brûler la feuille supportant les électrodes.

 

Selon lui, c’est au moment précis de cette décision, lorsque cette pensée lui a traversé l’esprit, soit 13 minutes 55 secondes après le début de l’expérience que le stylet de la table traçante relié aux capteurs du polygraphe s’affola. N’ayant ni bougé, ni parlé, ni eu de contact physique avec la plante ou les instruments, il conclut de la simultanéité de sa pensée et du mouvement du stylet que seule cette image mentale pouvait avoir stimulé la feuille et que celle-ci venait donc de percevoir l’intention mettant sa survie en péril. À cet instant, Backster n’envisageait donc plus que l’eau ajoutée quelques minutes auparavant au pied de la plante ait tout simplement fini par atteindre la feuille… ni même qu’un autre phénomène naturel ait pu perturber le stylet. Il était alors convaincu d’avoir fait la première observation mettant en évidence une capacité de perception chez les plantes, sans aucun support physique ou chimique.

 

Steve Backster multiplia les tests avec d’autres végétaux en d’essayant de mieux comprendre la nature de leur perception. Il inféra en particulier que les plantes étaient très sensibles à leur environnement et pouvaient réagir à la mort d’autres cellules vivantes, comme des bactéries. Se servant de ce stimulus, pour une expérience scientifique, il émit les hypothèses suivantes : « […] il existe une perception primaire chez les plantes encore inconnue, […] la mort d’un animal peut être utilisée comme stimulus pour mettre cette perception en évidence et […] cette faculté des plantes est indépendante de toute intervention humaine ».

 

Il établit ensuite un protocole expérimental plus sophistiqué pour tester la validité de ces hypothèses. Celui-ci consistait à plonger des crevettes Artemia dans de l’eau bouillante, de manière automatisée et à intervalles aléatoires, en enregistrant la réaction de trois philodendron cordatum, instrumentés indépendamment et placés dans trois salles de son laboratoire.

 

La durée de chaque expérience était découpée en six intervalles de 25 secondes. Au début de l’un d’entre eux, choisi par un générateur aléatoire, les crevettes étaient plongées dans l’eau bouillante. L’expérience était entièrement automatisée, c’est-à-dire que ni Cleve Backster, ni aucun de ses collaborateurs ne savaient à quel moment les crevettes étaient ébouillantées. Ils n’étaient d’ailleurs pas présents dans le laboratoire au moment de l’expérience. En effet, Backster s’était aperçu que la plus brève relation avec les plantes, quelques heures avant l’l’expérience, pouvait suffire à établir un lien entre elles et l’expérimentateur, si bien qu’elles pouvaient ne plus réagir à la mort des crevettes mais aux émotions du chercheur même très éloigné du lieu de l’expérience.

 

Backster prit donc la précaution de faire acheter les plantes par une tierce personne et de les faire installer au dernier moment dans le laboratoire. Il estimait que ne connaissant pas les lieux, elles réagiraient d’autant mieux au stimulus imposé.

 

Sept expériences furent réalisées lors de deux sessions, avec trois plantes. Au total, 21 diagrammes ont donc été enregistrés. Mais huit d’entre eux furent éliminés pour différents critères, établis selon Backster avant le test : problème mécanique lors du recentrage du stylet du polygraphe, hyperactivité de la plante sur les deux tiers du diagramme ou absence de réaction sur toute la durée de l’expérience.

 

Le traitement des résultats fut réalisé en aveugle : en examinant les diagrammes correspondant à chaque expérience, Backster et ses deux collaborateurs pointèrent le ou les intervalles dans lesquels ils observaient une réaction de la plante (variation significative de la résistance de la feuille) sans savoir à quel moment les crevettes avaient été plongées dans l’eau bouillante.

 

Les diagrammes étaient ensuite comparés à l’enregistrement du générateur aléatoire afin de vérifier une éventuelle simultanéité entre la mort des crevettes et la réaction des plantes. Leurs résultats sont présentés dans le tableau ci-dessous. Le signe + indique une réaction de la plante, le signe – l’absence de réaction. L’intervalle de temps contenant l’ « ébouillantage » des crevettes est figuré en rouge.

 

Finalement, sur les 13 essais considérés, 11 font apparaître une coïncidence entre la mort des crevettes et une variation de résistance de la feuille d’une au moins des trois plantes. Pour Cleve Backster, ces résultats constituaient donc la preuve expérimentale de l’existence d’une perception primaire chez les plantes.

 

Il publia le compte-rendu et la conclusion de son expérience dans l’International Journal of Parapsychology, en 1968 sous le titre : « Evidence of a primary perception in plant life ».

 

 

 

 

21:02 Écrit par Daniel Van assche | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/02/2013

Francis Halle et les arbres

Deux videos interessantes:

https://www.youtube.com/watch?v=NDOknS0eOIw


https://www.youtube.com/watch?v=z_NDmQD7lkw


21:44 Écrit par Daniel Van assche | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/02/2013

Des forets et des Hommes

Découvrez et partagez gratuitement Des Forêts et des Hommes, le court métrage réalisé par Yann Arthus-Bertrand !

Après le succès du film Home vu par 400 millions de personnes, Yann Arthus-Bertrand vient de réaliser le film officiel de l’Année Internationale des Forêts pour l’ouverture du 9ème Forum des Nations Unies sur les forêts le 2 février dernier à New York. Composé d’image aériennes de Home et de l’émission Vu du Ciel, ce film nous fait prendre conscience de l’importance des forêts pour la survie de nos sociétés.

Accessible en ligne dans le monde entier, le film est téléchargeable gratuitement. Vous aussi aidez-nous à préserver nos forêts en partageant ce film sans restrictions avec votre entourage, sur Internet, dans votre école, votre ville, votre entreprise, etc.

 

http://www.desforetsetdeshommes.org/fr/film

http://www.desforetsetdeshommes.org

 



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14/02/2013

une action qui vise à protéger des arbres centenaires

Petit documentaire sur les arbres centenaires

http://www.rts.ch/video/info/couleurs-locales/4315777-vd-...





 

20:28 Écrit par Daniel Van assche | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/02/2013

Décrypter la communication entre arbres et champignons

Je copie ci-dessous un article interessant disponible sous le lien: http://www.nancy.inra.fr/l_inra_en_lorraine/travailler_a_...

Plus de 80% des arbres de nos forêts vivent en association avec des champignons. Cette association à bénéfice réciproque est appelée symbiose ectomycorhizienne. Doctorant à à l’INRA Nancy de 2006 à 2009, Judith Felten a consacré sa thèse aux mécanismes moléculaires qui conduisent à cette symbiose. Aujourd'hui, elle travaille comme post-doctorante à la Swedish University of Agricultural Sciences à Umeå.

 

Comment communiquent plantes et champignons ? La question peut sembler farfelue, elle est pourtant décisive pour comprendre un mécanisme capital pour la santé des forêts : la symbiose ectomycorhizienne. L’expression désigne une association « gagnant – gagnant » entre les racines des arbres et des champignons du sol. Ceux-ci mettent à disposition du végétal des minéraux (phosphore, azote…) qu’ils absorbent très facilement. De l’arbre, les champignons reçoivent des sucres qu’ils sont incapables de synthétiser eux-mêmes. Les mécanismes moléculaires qui conduisent à cette collaboration sont au coeur de la thèse d’une jeune biochimiste allemande, Judith Felten. Réalisée en cotutelle franco-allemande, cette thèse a associé un laboratoire de biologie de l’université de Fribourg (Allemagne) et l’unité Interactions abre-microorganismes (unité mixte de recherche Inra - Université de Lorraine) à Nancy. Le premier s’intéresse au développement racinaire et appuie ses observations sur une plante herbacée : Arabidopsis thaliana. La seconde est spécialisée dans la symbiose des arbres.

La symbiose ectomycorhizienne a déjà été bien étudiée. Elle s’accompagne d’un profond changement du développement racinaire : une augmentation très nette du nombre de racines latérales. Mais une question demeurait sans réponse : comment le champignon communique-t-il avec l’arbre pour déclencher cette ramification ? Pour le comprendre, Judith a imaginé « un système de mycorhisation in vitro ». Dans une boîte de Petri, elle fait pousser deux espèces bien connues de la recherche forestière : le peuplier et un champignon, le laccaire (Laccaria bicolor). Son expérience montre que le peuplier développe un nombre important de racines latérales en 10 jours seulement, bien avant l’apparition de la mycorhize*. Réalisant la même expérience avec Arabidopsis, elle découvre que le laccaire stimule aussi le développement des racines latérales. Cette plante est pourtant incapable de former des mycorhizes. Ces observations conduiront la scientifique à suspecter l’existence de petites molécules perceptibles par un grand spectre de plantes, non spécifiques à la symbiose et servant de signal précoce entre les 2 partenaires. Restait à les identifier.

Il est connu que les phytohormones naturellement présentes dans les plantes régulent le développement des feuilles et des racines, la floraison ou la maturation des fruits. Les champignons aussi sont capables d’en produire au moins deux : l’auxine et le gaz éthylène. Sont-elles impliquées dans la communication champignon-plante ? Judith mène alors une nouvelle expérience qui renforce l’hypothèse de l’activité d’une molécule volatile : la culture de champignon et de peuplier dans des compartiments séparés mène aussi à une augmentation du nombre de racines latérales. En parallèle, une « analyse transcriptomique » des racines du peuplier exposées au champignon lui permet d’identifier les gènes responsables du développement racinaire modifié. Le rôle de ces gènes est confirmé lors d’une nouvelle analyse utilisant cette fois Arabidopsis. Reste à déterminer comment l’auxine et l’éthylene agissent sur ces gènes et à décrypter les connexions moléculaires entre la perception de signaux et le développement racinaire : le sujet d’une nouvelle thèse franco-allemande ? Avis aux amateurs.


* Nécessaire à la symbiose, la mycorhize est un organe commun formé par la racine et le champignon

22:01 Écrit par Daniel Van assche | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |